Les nuisances sonores

 

A la notion de nuisance sonore, nous associons souvent la notion de bruit.

Qu’est-ce qu’un bruit?

Comme nous l’avons vu précédemment, un bruit correspond à une perturbation chaotique, c’est-à-dire non périodique de la matière par un signal sonore. C’est donc un son complexe composé de sons multiples de fréquence et d’intensité différentes qui sont issus de nombreuses sources. Par extension, un bruit est un son qui provoque une gêne par la sensation auditive désagréable qu’il produit. Cela en fait une notion subjective, car pour différentes personnes, un même son peut être jugé gênant ou non selon les habitudes ou la sensibilité de l’ouïe de la personne.

 

Si aujourd’hui les nuisances sonores sont tellement d’actualité, c’est que nous savons qu’elles peuvent être nocives et ainsi avoir des répercutions sur notre audition comme sur notre organisme . Paradoxalement, le bruit prend une place de plus en plus importante dans nos vies et nous sommes fortement exposés aux troubles qu’il entraine. Il est important de comprendre qu’il existe différentes nuisances associés à différents environnements, ainsi nous sommes exposés à des bruits de différentes natures, tels les sons forts, continus ou brusques.

 

Lorsque l’on parle du danger des sons forts auxquels nous sommes le plus exposé, on pense automatiquement aux échelles de bruits exprimés en décibel que l’on retrouve sur de nombreux panneaux d’avertissement pour nous renseigner sur le niveau sonore des sons qui rythment notre quotidien.

 

  

 
 
 

Echelle de bruit (globale)

On découvre de cette manière, que le seuil de risque pour notre audition se situe à 90 dB, le seuil de danger à 100 dB, et enfin le seuil de douleur à 120 dB.

Il est ainsi facile de comprendre que si une sensation de fatigue apparait dés 60 dB et qu’une conversation s’effectue à partir de 50 dB, nous sommes souvent exposés à des niveaux bien supérieur à ce qui est normalement supportable.

 

  • Dans le cadre de notre TPE, et grâce au prêt de matériel, nous avons pu effectuer des mesures d’intensité sonore dans notre établissement avec un sonomètre, et ainsi constater les niveaux sonores auxquels un élève ou un professeur est exposé.

 

Cependant, les nuisances sonores ne se limitent pas aux lieux de travail ou d’activité clos, en effet les principales sources de pollution sonore dans les zones urbaines sont:

 

  • Le trafic routier:                                      80dB lors d’un circulation intense
  • Les zones industrielles:                         jusqu’à 100 dB à 100m de distance
  • Le trafic ferroviaire:                               100 dB à proximité
  • Le trafic aérien:                                        140 dB à 100m de distance

 

 

Pour illustrer cela, un sondage réalisé en 2002 par l’INSEE montre que 54% des personnes qui vivent dans des grandes villes françaises admettent que le bruit est la nuisance la plus importante à laquelle ils sont exposés, devant l’insécurité et la pollution atmosphérique chronique.

 

Ainsi, la vie urbaine dans des zones très densément peuplées est bien plus exposante à la pollution sonore que dans des zones moins peuplées ou dans des zones rurales.

Sondage sur l’exposition aux nuisances sonores

(Volumes, Guide de l’acoustique des lieux de musique amplifiée, IRMA 1995)

 

Les nuisances sonores chez les jeunes

Les nuisances sonores chez les jeunesDe nos jours, les habitudes des jeunes conduisent de plus en plus vers des problèmes de surdité précoce.Si la discothèque ou le concert provoquent le plus souvent des pertes auditives temporaires, l’utilisation déraisonnée du baladeur audio entraine des pertes significatives et irréversible d’ouïe.

 

  • En cause: la durée d’exposition au son comprimé et souvent trop fort des écouteurs 
  De manière générale, les traitements actuels du son tendent à le comprimer au maximum pour que nous percevions au mieux les niveaux faibles comme les niveaux forts, ce qui diminue fortement le travail fourni par nos oreilles.

Ainsi, notre audition s’habitue à un son sans nuance et a plus de mal à revenir sur des sons faibles et des ambiances sonores nuancés.De nombreuses études ont montré que la pré-surdité chez les jeunes était de plus en plus comparable à celle des personnes âgés, et qu’un jeune sur cinq en France serait aujourd’hui menacé de surdité précoce alors que le bruit devient omniprésent.

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